Picolo – Requiem pour un âne

Actuellement, ce spectacle n’est pas disponible en tournée.

La création a eu lieu le 27 avril 2024 avec Chez Robert, centre culturel de Pordic (22)

“On est pas des bêtes! Les bêtes se sont comportées comme des bêtes jusqu’à ce qu’on change d’avis sur ce que signifie se comporter comme une bête”.  Citation de Vinciane Despret.

L’âne est un animal domestique, et en même temps ce n’est pas un chihuahua, on ne peut pas lui mettre un pull. Il a son libre arbitre, sa fantaisie dont rien ne le détournera. Et surtout il est discret. C’est sa plus grande force. C’est à ses grandes oreilles qu’on peut confier nos nullités, déposer nos fragilités, nos hontes. Il en a vu d’autres, et il sait de quoi on parle, lui qui a toujours injustement personnifié la bêtise.

Picolo est un spectacle en forme de deuil. D’un côté le deuil bien réel d’un âne décédé quelque part en Vendée pendant le premier confinement mondial, de l’autre le deuil pour rire de l’intelligence humaine. C’est l’histoire de Picolo, sa vie très simple d’âne ordinaire, sans grand coup d’éclat, la vie d’un animal qui, par ce qu’il représente, est condamné dès la naissance à porter le fardeau de la bêtise humaine. Cette commémoration nous met tous-tes en jeu – acteur-ices, musicien-nes, public – afin de rendre hommage à ce compagnon dont les qualités et les défauts sont le reflet des nôtres. Nous avons envisagé – comme un pacte – que ce spectacle rituel pouvait être, au-delà d’un requiem pour un âne, le requiem de nos nullités. Les nôtres et celles du public, que nous considérons dès le départ comme ânhumaniste.  L’ânhumanisme, ou comment devenir plus humain en redevenant plus bête est un concept, un mouvement participatif qui serait comme un humanisme augmenté. Au-delà de la réconciliation de l’humain avec la nature, il s’agit plus ici d’un partage de compétences, ou d’une remise à niveau des ignorances de chacun. Il s’agit de déplacer les points de vue. En envisageant l’âne comme une espèce amie et commune, l’humain pourra se délester du fardeau de sa supériorité, sortir de la morale et de la compassion et, pourquoi pas, envisager de manière plus sereine les crises en se débarrassant d’une part de sa culpabilité. Abattre la barrière entre l’humain et l’âne revient à ouvrir la frontière entre l’intelligence et l’idiotie. Ce type de symbiose allégorique – il ne faut pas non plus tomber dans l’asinomorphisme, ni basculer dans le transânhumanisme – devrait permettre un surcroît de compréhension et de bien-être généralisés.

« En novembre 2024, nous avons décidé de partir tout les trois, non pas faire une randonnée à dos d’âne, mais un voyage linguistique à la rencontre des ânes, plus précisément de nos correspondantes asiniennes.

Ce voyage, c’était un peu comme partir adolescent·e en Angleterre ou en Espagne dans une famille inconnue à la découverte d’une nouvelle culture.

Nous sommes allé.es dans les Pyrénées à la rencontre de Quezac, Bulle, Biscotte et Quenotte. Nous avons souhaité nous présenter à elles en se mettant le moins possible en posture dominante. »

Durée : 1h30
Jauge idéale : 100 personnes
A partir de 12 ans

Conception et Écriture : Bénédicte Chevallereau, Monsieur Gadou

Jeu : Bénédicte Chevallereau, Monsieur Gadou, François Chommaux

Mise en scène : Lucie Chabaudie et Fafiole Palassio

Composition musicale : Monsieur Gadou

Scénographie, costumes, accessoires, regard extérieur : Marion Bourdil

Régie générale : Sylvain Gaillard

Administration, production et diffusion : Léa Casteig

Production : La Grosse Situation

Coproductions : Pronomade(s) en Haute-Garonne – Centre national des arts de la rue et de l’espace public (31), Scène nationale Carré-Colonnes – Bordeaux Métropole (33) , OARA, Chez Robert – Centre Culturel de Pordic (22), iddac – agence culturelle du Département de la Gironde, Le Champ de Foire – St-André-de Cubzac (33), Sur le Pont – CNAREP en Nouvelle-Aquitaine & Les Fabriques RéUniES – Lacaze-aux-Sottises /Orion (64), l’Association Graines de rue /Bessines-sur-Gartempe (87) – Musicalarue /Luxey (40)

Avec l’aide à la création de : la Direction Régionale des Affaires Culturelles – Drac Nouvelle-Aquitaine

Avec le soutien de : Larural, scène de territoire en Créonnais (33), la Ville de Puilboreau (17)